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Shaka zulu
18/06/2007 01:17
L’armée de Chaka à son apogée comptera plus de 100 000 hommes. Chaka oriente l’expansion des zoulous dans deux grandes directions : vers l’ouest où les Sotho et les Bechouana sont "dispersés" et bousculés. Vers le sud contre les Tembou, Pondo et Xhosa. Chaka pratique le "Mfecane" : les vieillards des peuples vaincus sont supprimés, les femmes et les jeunes incorporés. Les jeunes ont la vie sauve à condition de s’enrôler dans les "Impis", d’abandonner leur nom et leur langue, et de devenir de véritables Zoulous.
En 1820, quatre ans après le début de sa première campagne, Chaka avait conquis un territoire plus vaste que la France. Selon certains historiens, ses conquêtes seraient responsables directement ou indirectement de la mort de plus de 2 millions de personnes. Le déclin de Chaka commencera avec sa tendance de plus en plus affirmée à la tyrannie qui lui valu l’opposition de son propre peuple : au retour d’une expédition, Chaka fit massacrer tous les guerriers qui avaient reculé ou abandonnés leurs armes : ce fut le jour dit du "massacre des couards". Ses plus fidèles soutiens commencèrent à l’abandonner. Un des clans prit la direction du Nord et fonda le peuple des Angoni. Un autre ayant à sa tête Mzilikazi s’installa au Sud du Zimbabwé actuel et fut à l’origine des Matabélé. A la mort de sa mère Nandi en 1827, Chaka fit exécuter plus de 7 000 personnes. Pendant un an, il fut interdit aux gens mariés de vivre ensemble et à tous de boire du lait.
Les circonstances de sa mort survenue en 1828 ne sont pas très claires : Chaka serait mort poignardé par son demi-frère Dingane. Il aurait été victime d’un complot organisé par Dingane et Mzilikazi, aidés d’un domestique.
La vie de Chaka donna lieu au célèbre roman de l’écrivain africain Thomas Mofolo (1877-1948) intitulé "Chaka" qui figure parmi les douze meilleurs romans africains du 20è siècle. Ce roman, écrit en 1911 en langue Sotho et publié une dizaine d’année plus tard est un des premiers romans écrit dans une langue africaine.
Chaka fut un chef charismatique, un stratège et un organisateur de génie, fondateur d’une nation. Et comme Napoléon, à qui il fut parfois comparé (Chaka commença à gouverner un an après la bataille de Waterloo) Chaka fut également un conquérant et un despote. Son action influença la vie et le destin de régions entières de l’Afrique australe.
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Representation de Chaka zoulou
18/06/2007 01:16
Les régiments sont constitués d’un millier de soldats, hommes ou femmes, les femmes servant surtout à l’intendance. Les chefs de régiment sont les "Indounas". Entre deux guerres, les membres des régiments sont cantonnés en camp d’entraînement et se livrent à des exercices d’entraînement quotidiens et intensifs. Chaka supprime les sandales pour ses soldats car il est d’avis qu’elles ralentissent les mouvements. Leur nourriture est constituée presque uniquement de viande, ils ont interdiction de boire du lait. Au combat, Chaka met en place une discipline de fer : reculer, revenir sans son arme entraîne l’exécution capitale. Un Indouna qui revient sans butin peut-être condamné à "être avalé", c’est à dire à être éliminé physiquement, parfois avec tous ses hommes.
Chaka révolutionne ensuite la stratégie militaire de son armée. A cette époque, il est de coutume dans les guerres intra africaines de projeter sa lance, puis d’avancer ou de reculer selon la réaction de l’ennemi. Chaka considère cette stratégie comme inefficace, voire lâche. Il fait fabriquer des sagaies raccourcies à lame très large. La sagaie devient ainsi utilisable seulement en combat corps à corps et incite le guerrier à l’offensive permanente s’il ne veut pas être défavorisé par des adversaires portant des armes longues.
Chaka change également la stratégie d’attaque en ordre dispersé : il opte pour la stratégie d’attaque "en tête de buffle" : les troupes sont divisées en quatre corps, deux ailes forment les cornes de buffle et deux corps centraux placés l’un derrière l’autre forment le "crâne". Opérant en mouvement tournant, l’une des ailes attaque, tandis que l’autre se cache et n’intervient que lorsque le combat est engagé. Ces ailes sont composées de jeunes guerriers. Leur tâche est d’empêcher l’ennemi de décrocher, de le harceler pour le rabattre vers le centre. Là, à l’avant-centre, des guerriers expérimentés, qui attendent embusqués, s’élancent pour prendre l’ennemi dans un étau. Moment crucial du combat, où l’arrivée de forces fraîches doit précipiter la victoire. Mais si la décision n’est pas arrachée, alors l’arrière garde, formée de vétérans, qui, jusque là, était restés en réserve, assis, le dos tourné à la bataille intervient à son tour.
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